un dahu à Cuba


de Santiago à la Havane


 

                                                           le pays des nuages

 

     
   

Pour ceux que je n’ai pas encore vus, j’offre l’apéro cubain ! Au choix du rhum made in Santiago ville de carnaval, ou un délicieux Habana club 5 ans d’âge...

Mais d'abord et entre ces deux villes y’a un train que l’on appelle ‘especial’, qui roule comme un avion pendant 17 heures de paysages nuageux... cumulus gargantuesques sur vallées mentholées, palmiers publicitaires et épaves peu rassurantes de train en bas coté...hormis une expérience ultra sensorielle dans des wc d’ outre tombe et une nuit de siestes blanches, je conseille vivement, ici et ailleurs, les trajets ferroviers...et fi les mauvaises langues "à Cuba 80 pour cent des trains arrivent en retard ; les 20 pour cent restants sont supprimés"(lonely planet) : notre vieu coucou s’est reposé en temps et en heures dans la gare endormie de la Havane.

 

                                   

le temps de déposer mon bardas et je prends le vent par les fenêtres d’un taxi en route pour la pointe ouest de l’île et Vinales, petit paradis campagnard, célèbre pour ses étonnants mogottes, anciennes grottes écroulées qui rappellent aujourd’hui les genoux d’un géant endormi au chaud sous les plantations de tabac et café. Dans les pas de Rrrrramon el Coquinou amusant guide qui nous diverti de ses aventures adultères, nous allons croquer des bouts de canne à sucre, plonger dans l'eau noire d'une baignoire souterraine, fumer sur un cigare fraîchement roulé ou halluciner de nouveau sur l’étonnante organisation de dame nature (vous saviez vous,  que les cacahuètes poussent au ras des pâquerettes ?).

 

 

Apres 2 jours de calme champêtre dans une casa particular rose bonbon, la joue rasée et le pied boitillant d’une lutte acharnée entre mes ongles et un missile de moustique, me revoilà à la Havane, terminus d’un voyage initiatique (« pero, no el ultimo ! ») aux antipodes d’un autre pays d’ indiens! je tire de ce voyage une belle leçon de laisser vivre et me promets de lâcher un peu mes chers tambours pour profiter un peu plus de ceux qui m’entourent.

 

   

 

L’ancienne capitale du jeu et de la perdition m’encourage de ce fait à flâner à l’ombre de ses grands buldings défraîchis. Et quand le soleil de midi sonne ,une main levée suffit à arrêter un bonne vieille Buick qui te conduira contre quelques pesos à l’autre bout du malecon ou les gamins du coin te narguent à grands coups de plongeons rafraîchissants au milieu des méduses. Ne reste plus qu’à se perdre dans la Habana Vieja ou les arbres ont des oreilles et poussent parfois sur les toits. Une bière fraîche dans un verre glacé (chapeau bas ! pour ceux qui connaissent pas.. glissez donc votre chope préférée au congelo !) en contemplant déjà un peu pompette les incessants changements de couleurs du soleil couchant. Un concert de latin Jazz arrosé à la paille d’une brique de rhum local; un bicmac cubain qu’est trop bon tellement t’as faim et une promenade digestive aux milieux des amoureux/amoureuses du quartier gai de la Havane. Au final l’embauche un peu spéciale d’un groupe de musiciens déambulatoires ; rassasié des standards, j’invite à l’impro et les accompagne...puis les raccompagne le temps d’un amusant échange de percussions corporelles.

 

       

 

Ainsi ai je vécu mes dernières heures à Cuba, sourire aux lèvres, goût de rhum sur la langue et charivari de souvenirs en tête. Alors que 2 semaines plus tôt un autre mail annonçait la couleur de moments difficiles, je suis aujourd’hui rêveur d’un saut dans le temps pour revivre Cuba en la comprenant mieux (appel aux lorrains, si quelqu’un connaît des groupe de discussion espagnol...) ; j’en ai des fourmis dans les jambes et les mains qui s’impatientent...

ci joint quelques photos en résumé et espoir d’une autre fois...

 

 


Album Photo : Dahu in Cuba


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